Vie au naturel

Quels sont les besoins biologiques du cheval ?
Les besoins biologiques du cheval sont ceux qui lui permettent d'être en bonne santé.

Un individu reste en bonne santé lorsque celui ci vit dans les conditions environnementales adaptées à son espèce. Pour le cheval, il a fallu 55 millions d'années pour qu'il devienne ce qu'il est aujourd'hui grâce aux facteurs suivants :

  • mouvement en continu
  • avec des compagnons (le cheval est un animal grégaire)
  • une très grande variété de plantes, à faible valeur nutritive, en apport continu
  • un alignement du corps naturel, tête basse
  • des endroits de repos à ciel ouvert
  • une température ambiante qui fluctue de façon continue
  • un changement de poid graduel, en fonction des saisons ou de la gestation
  • des sabots quotidiennement en contact avec l'eau
  • des sabots directement en contact avec le sol
  • pas de vêtements, ni de graisses ou huile sur les sabots
Le cheval s'est construit en s'adaptant à cet environnement. ADAPTER signifie qu'il en est DEPENDANT !
Priver le cheval de ces besoins physiologiques c'est le rendre malade.

Le cheval n'est toujours pas adapté à la domestication, peut-être le sera t'il dans quelques milliers d'années, mais nous ne serons pas là pour le voir, alors en attendant, pour le bien être de votre compagnon, il est important d'être informé de ses conditions.

Comment reproduire l'environnement du cheval dans notre société ?
Grâce à une pension naturelle :
  • chevaux détenus librement 24/24
  • abris à disposition
  • fourrage à volonté (foins de prairies différentes, herbe, enrubanné...)
  • plantes médicinales de saison en complément
  • oligos éléments naturellement assimilables (algues, plantes...)
  • des compagnons
  • des sols fermes
  • pas de fer
  • pas de vêtement (couverture, bandage)
  • pas de graisse ou huile sur les sabots
  • mettre les sabots dans l'eau quotidiennement

 

 
Mais quel rapport avec les sabots ?

Le sabot agit comme un organe. Sa vascularisation est comparable à celle d'un rein. Si le sabot ne fonctionne plus, ce sont les autres organes qui compenseront ; or ils ne sont pas faits pour assumer double charge, ils se fatigueront, et le cheval deviendra malade. Les reins, le foie, le coeur, les poumons, les intestins et les sabots agissent ensemble. Si l'un d'entre eux est trop faible, c'est tout l'organisme qui en patie.

Par exemple, on sait que le sabot a pour fonction d'éliminer les déchets protéïques sous forme de corne, au même titre que la peau qui les élimine sous forme de poil et de crin... si le sabot ne fonctionne plus, il est possible que la peau prenne le relai de cette élimination massive : elle devra éliminer beaucoup plus qu'elle n'en est capable. Le résultat se révélera sous forme de dermite ou dermatose... d'ailleurs, à partir de quel âge en moyenne souffre les chevaux atteints de dermite estivale ? Et à partir de quel âge ferre t'on les chevaux ?

Nous avons besoin de donner un environnement adapté au cheval pour qu'il dispose d'un système immunitaire sain, et d'une santé optimale.

Les sabots ne peuvent pas être traités de façon isolée.

 
 

 PAS DE PIED, PAS DE CHEVAL"

 
 
 
Et si mon cheval vit enfermé la nuit ?
Si le podologue intervient, et que vous décidez de laisser votre compagnon enfermé...  vous le mettez en danger. Le sang qui entre dans le sabot DOIT être pompé.
  • pour ressortir avec les déchets liés aux échanges métaboliques,
  • afin que des nouveaux minéraux viennent entretenir les tissus dans le sabot, afin que la corne soit produite,
  • au même titre que le coeur !
  • sinon on observe une stase de sang dans le sabot, le sang reste avec ses déchets, les échanges métaboliques sont minimes ... on assiste à une FOURBURE.

Le cheval ne craint absolument pas le froid, il possède un système de thermorégulation en corrélation avec ses sabots, il ne faut pas le "mettre à l'abri" du mauvais temps, lui seul sait ce qui est bon ou pas pour lui! Laisser lui un abri à disposition.

Le cheval a cet instinct de savoir comment il doit déambuler...faîtes lui confiance.